36ème édition (Août 2013)

Date de publication: 
08/01/2013

MacMillan, H. L., Tanaka, M., Duku, E., Vaillancourt, T., & Boyle, M. H. (2013). Child physical and sexual abuse in a community sample of young adults: Results from the Ontario Child Health Study. Child Abuse & Neglect, 37(1), 14-21.

La maltraitance envers les enfants est de plus en plus reconnue comme étant un problème de santé publique majeur, cependant, il y a très peu d’information à l’échelle de la collectivité sur les déterminants de ce problème au Canada. Les chercheurs de la présente étude ont effectué une analyse des données secondaires pour déterminer la prévalence et les facteurs de risque de violence physique et sexuelle envers les enfants vivant en Ontario. L’Étude sur la santé des enfants de l’Ontario (ESEO) est une étude longitudinale effectuée dans toute la province et comprend des participants de 4 à 35 ans. Elle consiste en trois phases de collecte de données. Les chercheurs ont mesuré la maltraitance envers les enfants au cours de la phase finale. Les mesures comprennent le statut sociodémographique, les caractéristiques de la famille et de l’enfant. Les chercheurs ont utilisé un modèle de régression logistique à deux niveaux pour analyser les données dans lequel les enfants (n=1893) sont nichés au sein des familles (n=1253). Les résultats suggèrent que dans les ménages comportant plusieurs enfants, il y a un risque accru qu’un autre enfant soit exposé à la violence physique, à la violence physique grave et à la violence sexuelle si un enfant dénonce ces expériences. De plus, les chercheurs ont associé les expériences de violence physique et de violence physique grave à la pauvreté, au fait de résider en ville, à l’adversité parentale, aux troubles psychiatriques chez l’enfant et au fait d’être devenue mère pour la première fois à un jeune âge. Ils ont associé la violence sexuelle envers les enfants à la pauvreté, au fait de résider en ville, d’être une femme, à l’âge (8 à 12 ans) et au fait d’être devenue mère pour la première fois à un jeune âge.


Ruiz-Casares, M., Trocmé, N., & Fallon, B. (2012). Supervisory neglect and risk of harm. Evidence from the Canadian child welfare system. Child Abuse & Neglect, 36, 471-480.

Même si l’évaluation des préjudices et des risques de préjudices représente une grande partie des enquêtes effectuées par les travailleurs sociaux lorsqu’ils prennent des décisions concernant l’intervention dans les cas de supervision négligente, on sait très peu de choses sur la façon dont ils s’y prennent. La présente étude se base sur une analyse secondaire de l’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants 2008 (ECI-2008) (n=4159) et décrit la nature et la gravité des blessures attribuables à une supervision négligente dans le cadre des dommages corporels. En 2008, la négligence était la principale catégorie de maltraitance corroborée et la supervision négligente était plus fréquente que les autres types de négligence. Quarante-quatre pour cent des  cas estimés de négligence corroborée impliquaient un manque de supervision et entraînaient des dommages corporels. Les cas de supervision négligente représentaient 15 % de tous les cas de maltraitance et leur taux de corroboration (48 %) était plus élevé que celui de tous les autres types de maltraitance. Dans la catégorie de la négligence, les cas d’absence de supervision comprenaient généralement moins de ménages et de facteurs de risque liés au donneur de soins que les autres cas de négligence. Les cas de supervision négligente concernaient des enfants plus jeunes et les problèmes de fonctionnement chez l’enfant étaient moins susceptibles d’être qualifiés de préoccupants que les autres cas impliquant d’autres formes de maltraitance. Les blessures étaient très rares (2 %) dans les cas corroborés de supervision négligente, ce qui a conduit les auteurs à conclure qu’il faut plus d’informations sur la façon dont ces préoccupations ont été corroborées.