Première étude sur la thérapie multi systémique destinée aux enfants victimes de violence en milieu communautaire

Date de publication: 
02/03/2011
Source: 

Swenson, C.C., Schaeffer, C.M., Henggeler, S.W., Faldowski, R., & Mayhew, A.M. (2010). Multisystemic Therapy for Child Abuse and Neglect: a randomized effectiveness trial. Journal of Family Psychology, 24(4), 497-507.

Revu par: 
Andreas Jud
Résumé: 

Les auteurs se basent sur un cadre conceptuel socioécologique largement reconnu et présument que la maltraitance physique envers les enfants est déterminée par des causes multiples. En conséquence, ils suggèrent une approche thérapeutique multisystémique pour intervenir adéquatement auprès des enfants qui ont subi de la violence physique. L’adaptation de la thérapie multisystémique (TM) en cas de maltraitance et de négligence étend l'application de cette thérapie ainsi que la recherche approfondie sur la question au domaine comme les perturbations émotionnelles graves chez les adolescents ou chez les délinquants sexuels juvéniles. La TM est adaptée aux besoins individuels de la famille et est offerte à domicile afin de surmonter les barrières relatives à l'accès aux services.

L'échantillon de l'étude est basé sur les dossiers récemment ouverts des services de protection de l'enfance concernant les adolescents victimes de violence physique dans un comté de la Caroline du Sud. Il comprend 86 jeunes (10-17 ans) et le parent qui en a la garde. Les participants ont été affectés au hasard soient au groupe recevant la TM, soit à celui bénéficiant du traitement ambulatoire amélioré. Le service standard a été fourni au centre local public de santé mentale. Les chercheurs ont colligé les résultats au moment du suivi 16 mois après le début du traitement. Ces résultats concernent le fonctionnement du jeune, le fonctionnement du parent et son comportement, le soutien social, l'utilisation du service, le placement à l'extérieur du foyer et la récidive de la violence. Les chercheurs ont découvert un lien significatif entre les patients du groupe TM et une réduction des symptômes de problèmes mentaux chez les jeunes, de la détresse psychiatrique des parents et des comportements parentaux liés à la maltraitance par rapport aux participants du groupe témoin. La TM a également été associée à un nombre inférieur de placements et de changements de placement.

Notes méthodologiques: 

The post-baseline of 16 months represents the longest period measuring mental health functioning and placement outcome of any physical abuse treatment to date. Further strengths of the study were the high recruitment and the low attrition rate: From the 92 adolescents eligible for inclusion, only 2 refused and 86 could be followed up until the final post-baseline. The application of the treatment approach in a community setting enhances the external validity of the study.

The generalizability of the results is somewhat limited by type of abuse and race, as the sample was restricted to physically abused adolescents and included a high percentage of black families (69%) who are overrepresented in the CPS system. As a result of the small sample size, some of the outcome measures’ cell sizes became very small, unfortunately including the outcome measure of re-abuse, thereby limiting the statistical power of the analyses. Furthermore, the co-supervisor of the project is also the lead developer of MST, which implies that the objectivity of interpretation and the generalizability of outcomes could be limited.