Protection de l’enfance : le climat organisationnel peut influer sur le résultat des jeunes

Date de publication: 
01/14/2013
Source: 

Glisson, C., & Green, P. (2011). Organizational climate, services, and outcomes in child welfare systems. Child Abuse and Neglect, 35(8), 582-591. 

Revu par: 
Sydney Duder
Résumé: 

La présente étude comprend une analyse des liens entre le climat organisationnel en protection de l’enfance, les services sociaux individualisés offerts et les résultats des enfants maltraités. Les données proviennent des cinq phases de l’Enquête nationale sur le bien-être des enfants et des adolescents aux États-Unis [US National Survey of Child and Adolescent Well-being (NSCAW)] qui s’est déroulée sur sept ans. L’échantillon comprend des jeunes de 4 à 16 ans (n = 1 678) et des intervenants de 88 réseaux de protection de l’enfance  (n = 1 696).

La découverte la plus importante est la relation entre le climat organisationnel et les résultats des jeunes. En effet, les résultats à long terme des enfants victimes de maltraitance ayant reçu des services de la part d’organisations où le climat organisationnel est plus agréable sont considérablement plus positifs. Ce résultat est vrai lorsque les effets de l’âge, du genre et de l’ethnicité sont constants. Ni la qualité, ni la quantité rapportées des services sociaux individualisés  réellement offerts n’ont de répercussion sur relation entre le climat et les résultats. Ce résultat est étonnant. Les auteurs déclarent qu’il faut effectuer davantage de recherches, à la fois sur les façons d’améliorer le climat organisationnel et sur les mécanismes reliant ce climat aux résultats des jeunes.

Les chercheurs ont utilisé les procédures d’évaluation suivantes :

  • Le système d’évaluation appelé Contexte social organisationnel a servi à mesurer le climat organisationnel. Il s’agit d’un outil bien établi. Les chercheurs ont calculé les scores de deux dimensions de chaque système, soit l’engagement et le stress, en agrégeant les réponses pour tous les intervenants qui ont fourni des services de protection de l’enfance dans le système concerné.
  • Les échelles originales mises au point pour cette étude mesurent les services sociaux individualisés fournis à chaque enfant. Le principal donneur de soins et l’intervenant de l’enfant ont rempli les questionnaires.
  • La Liste de contrôle du comportement de l’enfant mesure les résultats des jeunes. Les chercheurs ont utilisé le score au test T pour tous les problèmes, rempli par le donneur de soins, pour mesurer le fonctionnement psychologique global de l’enfant.
Notes méthodologiques: 

Several strong points are worth noting: 1) Casework services and outcomes were measured for individual children, while climate was measured only as agency averages; therefore, hierarchical linear modeling (HLM) was an appropriate analytical procedure; 2) Completely different data sources were used for organizational climate (worker averages) and youth outcomes (caregiver ratings); and 3) There was no possibility of any common method error variance.

While the authors had expected increased casework services to be associated with better outcomes, the only significant effect actually found was in the opposite direction; in hindsight it seems obvious that cases with more serious problems would receive more, rather than fewer casework services. On the other hand, service quality, as described by caseworkers, was the only service variable associated with improved outcomes.