40ème édition (Juillet 2014)

Date de publication: 
07/04/2014

Cheung, C., Lwin, K., Jenkins, J. M. (2012). Helping youth in care succeed: Influence of caregiver involvement on academic achievement. Children and Youth Services Review, 34(6), 1092-1100.

Cette étude porte sur l’influence du placement en protection de l’enfance sur les résultats scolaires de jeunes âgés de 10 à 15 ans. Les chercheurs ont analysé les données (n=687) des Cahiers d’évaluation et de suivi (CES) tirées du programme ontarien SOCuper des ENfants (SOCEN). La majorité (85 %) des distinctions marquant la réussite scolaire sont attribuables aux différences individuelles des enfants. En conséquence, le placement joue un rôle bien moins important que les facteurs individuels pour le rendement scolaire. D’autres résultats suggèrent que les familles d’accueil ou les intervenants en foyers de groupe qui fournissent plus de soutien scolaire à la maison ou dans le foyer et qui procurent un milieu favorable à la littératie sont plus susceptibles de s’occuper de jeunes ayant de meilleurs résultats scolaires. Contrairement aux attentes, les chercheurs n’ont pas trouvé de lien significatif entre les relations entre le donneur de soins du jeune placé, son enseignant, son école et son rendement scolaire. Enfin, les chercheurs ont découvert un lien entre les attentes élevées du donneur de soins de la famille d’accueil ou du foyer de groupe et le niveau de réussite scolaire.

 

Gladstone, J., Dumbrill, G., Leslie, B., Koster, A., Young, M., & Ismaila, A. (2012). Looking at engagement and outcome from the perspectives of child protection workers and parents. Children and Youth Services Review 34(1), 112-118.

L’objectif de la présente étude est de comprendre ce qui facilite l’engagement entre les parents et les travailleurs sociaux. Des données quantitatives et qualitatives ont été recueillies auprès de 131 dyades de parents-intervenants dans 11 organismes de protection de l’enfance en Ontario. Les variables explicatives sont l’engagement, le bien-être parental (c’est-à-dire, dépression, stress) et le bien-être de l’intervenant (épuisement professionnel, satisfaction travail, stress). Les variables dépendantes comprennent la perception parentale de la sécurité de l’enfant, la modification des pratiques parentales et la satisfaction envers le service.

Les intervenants satisfaits des résultats des services sont considérablement plus engagés que ceux qui sont insatisfaits. Les parents qui pensent que leur enfant est plus en sécurité après l’intervention des services de protection de l’enfance sont significativement plus engagés que ceux qui croient que leur enfant est moins en sécurité.

La principale raison incontestable des changements positifs selon les parents est le fait de pouvoir faire confiance à leur intervenant et de penser que celui-ci s’y connait en matière d’éducation des enfants. Invariablement, les intervenants pensent que leur expérience leur permet de mieux comprendre les problèmes du client et de fournir un soutien plus efficace. Les auteurs suggèrent que l’engagement entre les clients et les intervenants est lié à l’autodéclaration des résultats et qu’il appuie la perspective selon laquelle la promotion de l’engagement est un facteur essentiel d’une intervention réussie en protection de l’enfance.

 

Scott, K. L. & Lishak, V. (2012). Intervention for maltreating fathers: Statistically and clinically significant change. Child Abuse and Neglect, 36(9), 680-684.

On en sait peu sur l’efficacité des interventions destinées aux pères ayant fait l’objet d’une enquête corroborée pour maltraitance, négligence ou exposition de leur enfant à la violence conjugale. Afin de réduire les lacunes en matière de connaissances, les auteurs ont examiné l’efficacité d’un traitement de groupe basé dans la communauté et destiné aux pères (n=98).

Les chercheurs ont mesuré les changements en matière de parentage, de coparentage, et d’agression généralisée à partir de données recueillies avant et après l’intervention. Les changements les plus significatifs concernent la sur réactivité des pères à l’inconduite des enfants et le respect qu’ils démontrent envers l’engagement et le jugement de leur partenaire.

Les auteurs suggèrent que la portée de l’étude est limitée à cause de la période de suivi et de l’absence de groupe témoin. Cependant, les résultats sont prometteurs en ce qui a trait au développement continu d’interventions visant les pères pris en charge par le système de protection de l’enfance.