La fessée et la gifle demeurent la norme aux États-Unis, malgré un léger déclin du recours au châtiment corporel; une recension canadienne soulève des préoccupations concernant les effets sur le développement de l’enfant

Date de publication: 
10/02/2012
Source: 

Zolotor, A. J., Theodore, A. D., Runyan, D. K., Chang, J. J., & Laskey, A. L. (2011). Corporal punishment and physical abuse: population-based trends for three-to-11-year-old children in the United States. Child Abuse Review, 20(1), 57-66;

Durrant, J. & Ensom, R. (2012). Physical punishment of children: lessons from 20 years of research. Canadian Medical Association Journal Early release, published at www.cmaj.ca on February 6, 2012.

Revu par: 
Nico Trocmé
Résumé: 

L’analyse des résultats de quatre enquêtes utilisant une mesure standardisée effectuées entre 1975 et 2002 aux États-Unis (trois échantillons nationaux et un dans les États de la Caroline) montre une diminution modérée des déclarations des parents concernant le recours à la fessée et aux gifles. Les quatre enquêtes indiquent que les taux de fessée ou de gifle ont diminué plus rapidement pour les enfants de six à huit ans, passant de 80 % en 1975 à 60 % en 2002, tout en restant élevés pour les enfants de la tranche d’âge de trois à cinq ans (plus de 80 %). Les auteurs soulignent que le déclin des taux autodéclarés de recours à la fessée ou à la gifle reflète le début d’une tendance encourageante. Ils soulignent cependant que près d’un tiers des parents ont déclaré avoir utilisé un objet pour frapper et discipliner leur enfant.

Une recension de la recherche publiée dans la revue de l’Association médicale canadienne au cours des 20 dernières années sur les effets du châtiment corporel chez les enfants soulève des préoccupations concernant les effets négatifs sur leur développement à long terme ainsi que sur le risque accru de violences physiques. Les auteurs attirent également l’attention sur les preuves de l’efficacité des programmes qui enseignent des approches non violentes au cours desquelles les parents apprennent à communiquer clairement et appliquer des conséquences éventuelles. À la lumière de ces résultats, les auteurs encouragent les médecins à promouvoir les approches non violentes en matière de discipline et soulèvent des préoccupations concernant l’article 43 du Code criminel qui justifie légalement le recours au châtiment corporel et qui mine les efforts en matière d’éducation publique visant à promouvoir un parentage positif.

Notes méthodologiques: 

Three of the four studies reviewed by Zolotor et al. were telephone surveys, while the 1975 study was based on a face-to-face household survey. Sample sizes ranged from 1,000 to 3,360 randomly selected parents. In all four surveys, the Conflict Tactics Scales or a modified version, the Parent-Child Conflict Tactics Scales, was used. Changes to the question about hitting with an object limit comparability between the earlier and more recent surveys. Assessing the effect of social desirability on response rates is a challenge in interpreting the results of these self-report studies, however, even the results remain relevant even if they are partially measuring a shift in public attitudes.

While the Durrant and Ensom CMAJ analysis was not a systematic review, it presents a concise review of some of the key methodological challenges that physical punishment researchers have attempted to address, and provides a useful analysis of the Canadian practice and policy implications of these studies.