Le risque de replacement des enfants est-il différent selon que l’enfant a été placé dans une famille apparentée ou chez des étrangers?

Date de publication: 
12/18/2012
Source: 

Koh, E., & Testa, M.F. (2011). Children discharged from kin and non-kin foster homes: Do the risks of foster care re-entry differ? Children and Youth Services Review, 33, 1497-1505.

Revu par: 
Sarah L. Beatty
Résumé: 

L'objectif principal du système de protection d'enfance est de procurer aux enfants une permanence et une stabilité en les plaçant à l'extérieur de leur domicile ou en les réunifiant avec leurs principaux donneurs de soins ou avec les membres de leur famille. La documentation existante montre que les enfants sont plus susceptibles d'être réunis avec leurs donneurs de soins s'ils sont placés chez un membre de la famille que s’ils sont placés chez des étrangers.

La présente étude vise à contribuer à la documentation et à mesurer les effets nets de l’après placement en famille d’accueil apparentée par rapport à l’après-placement dans une famille d’accueil autre. Cette étude est unique parce que les chercheurs utilisent l’appariement des coefficients de propension (ACP). L’ACP est une méthode statistique qui utilise des données internationales pour créer artificiellement des échantillons appariés afin de mesurer les résultats lorsqu'il est impossible de procéder par assignation aléatoire. Dans ce cas, l’ACP tient compte de nombreux biais de sélection qui peuvent influencer le placement de l'enfant dans une famille d'accueil apparenté ou dans une autre famille, ce qui permet une comparaison plus précise des résultats. Les variables relatives à l'enfant examinées dans cette analyse sont l'âge, le sexe, la race, la déficience, la raison du placement à l'extérieur de la maison, l'année de la fin du placement, le nombre de placements antérieurs, la durée du placement à l'extérieur, le lieu où habite la famille d'accueil (c'est-à-dire milieu urbain ou rural) et le titre IV-E concernant l’admissibilité (taux approximatif de pauvreté des parents). Les chercheurs cherchent à savoir si les enfants placés en famille d’accueil apparentées sont plus susceptibles que ceux placés dans des familles autres 1) d’être réunifiés; 2) d’être adoptés; 3) de rester placés à l’extérieur de leur domicile par les services de protection de la jeunesse.

Pour examiner leurs hypothèses, les auteurs ont utilisé des données de l’Adoption and Foster Care Analysis and Reporting System (AFCARS) de l’Illinois [système de rapport et d’analyse des adoptions et des placements en famille d’accueil]. Ces analyses portent sur 12 088 enfants qui ont résidé en famille d’accueil pendant au moins une semaine du 1er octobre 2000 au 30 septembre 2004. Les 12 088 enfants ont quitté leur famille d’accueil (dans la parenté ou autre) et ont été : 1) réunifiés (n=6110); 2) adoptés (n=4752); ou 3) mis sous tutelle (n=1226).Les analyses à l’aide de la méthode ACP révèlent que la probabilité de replacement des enfants placés dans la parenté et de ceux placés chez des étrangers est égale. Les auteurs suggèrent qu’il pourrait y avoir des biais de sélection qui différencient les enfants placés dans la parenté des enfants placés chez des étrangers.

Notes méthodologiques: 

While the study was well-designed, the authors indicate limitations: (1) external validity is restricted to Illinois; (2) the statistical models could not incorporate all theoretical assumptions due to a limited number of covariates; and (3) PSM relies upon observed data and does not control for any unobserved conditions that may influence outcomes.

The authors point out that several potentially important variables were not available, thus limiting the study.