Les programmes de placement en famille d’accueil avec traitment pour améliorer les résultats cliniques des enfants et des adolescents ayant des besoins complexes

Date de publication: 
06/09/2014
Source: 

Turner, W., and G. Macdonald (2011). "Treatment foster care for improving outcomes in children and young people: A systematic review." Research on Social Work Practice 21(5): 501-527.

Revu par: 
Julia Busch
Résumé: 

La présente étude porte sur l’impact du placement en famille d’accueil avec traitment (PFAT) sur les résultats cliniques des enfants et des adolescents placés au départ en milieu restrictif, ou qui sont à risque de subir ce type de placement parce qu’ils souffrent de graves problèmes psychologiques, comportementaux, sociaux ou médicaux. Les chercheurs ont examiné les données provenant de cinq études pour évaluer l’utilité du PFAT et les résultats cliniques de cette intervention sur le plan psychosocial et comportemental, la délinquance, la stabilité du placement ainsi que l’état des enfants/adolescents à la fin du placement susmentionné.

Les études recensées contenaient des données issues d’essais cliniques randomisés, la majorité des études ayant réparti les enfants de manière aléatoire. Une étude a réparti de manière aléatoire les parents d’accueil plutôt que les enfants, cependant, les parents d’accueil ont fourni des données sur les enfants qui habitaient avec eux à l’époque. À cause de la variété des résultats cliniques mesurés dans les cinq études, des données sur des résultats particuliers ne se trouvaient pas dans dans plus de deux études à la fois, ce qui limite la compréhension globale de l’efficacité du PFAT. Par exemple, une étude a utilisé la « liste de vérification quotidienne » (Parent Daily Report Checklist) remplie par le parent au téléphone à plusieurs points temporaux pour mesurer l’occurrence des symptômes de comportement problématique chez l’enfant. Les chercheurs des autres études n’ont pas utilisé cette mesure. Cependant, le principal résultat de chaque étude suggère que le PFAT peut être une intervention adéquate chez les enfants et les adolescents ayant des besoins psychologiques, émotionnels et comportementaux complexes, surtout ceux ayant des troubles des conduites et des comportements délinquants, qui sont à risque d’être placés dans des milieux qui pourraient restreindre leurs possibilités d’inclusion sociale. 

La présente étude porte sur des programmes de PFAT qui ont fourni différents niveaux de services grâce au PFAT à composante multiples.  Ces interventions comportent plusieurs éléments qui appuient les parents d’accueil grâce à une formation et à une supervision quotidienne, des plans de traitements individualisés pour les enfants et les adolescents et des gestionnaires de cas disponibles 24 heures par jour pour les parents d’accueil et les parents biologiques (le cas échéant). Ces programmes ont aussi été offerts à des populations variées. Les études ont évalué l’efficacité du PFAT à composante multiples chez des jeunes (filles et garçons) à risque d’arrestation ou d’emprisonnement et chez des jeunes ayant reçu leur congé de l’hôpital psychiatrique, ainsi que l’efficacité d’un PFAT moins intensif chez des jeunes victimes de maltraitance ou de négligence. Étant donné la variance de la structure et de la mise en œuvre des programmes de TFA, les résultats ne peuvent pas s’appliquer à tous les programmes ni à toutes les populations.

Notes méthodologiques: 

All five studies reviewed originate from the United States, with the majority of participants identifying as Caucasian. The results, therefore, lack diversity in terms of participant ethnicity, and geographical and cultural contexts. Studies are currently underway in England, the United States, and Sweden, which may provide insight into the applicability of TFC in different cultural contexts. Due to the limited number of studies in the area of TFC, there is a need for further research to increase the evidence base. In the meantime, the authors recommend additional consideration of the effectiveness of TFC with children who are at risk of social exclusion due to medical conditions, learning or physical impairments. Finally, there has been little attention in the evidence base to the cost of programs and therefore, cost-benefit analyses for future programs and past data are recommended.