Une étude ontarienne révèle que les placements dans la parenté sont généralement plus stables et plus susceptibles de conduire à la réunification que les autres placements

Date de publication: 
12/13/2014
Source: 

Perry, G., M. Daly, et al. (2012). Placement stability in kinship and non-kin foster care: A Canadian study, Children and Youth Services Review 34(2): 460-465.

Revu par: 
Julia Busch
Résumé: 

Cette étude compare des cas pris en charge par un organisme de protection de l’enfance, Family and Child Services (FACS), À Waterloo, en Ontario, afin de déterminer si la stabilité du placement diffère selon que l’enfant est placé dans la parenté/communauté ou ailleurs. Les données portent sur les premiers placements qui ont débuté entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2010, pour les enfants pris en charge par la CAA. Les chercheurs ont comparé 852 cas d’enfants qui avaient été retirés de la garde de leurs parents biologiques parce qu’ils étaient victimes de sévices physiques ou à risque de subir des sévices physiques ou de la violence, et qui avaient connu au moins un premier placement familial. Dans cette étude, « placement familial » renvoie à une famille d’accueil, à un placement dans la parenté ou dans la communauté selon des critères de sélection rigoureux ou à un placement dans la parenté en appliquant des critères plus souples.

Les principaux résultats indiquent que les placements dans la parenté/communauté sont plus stables que les autres placements, la différence étant plus notable au cours du premier mois, où les placements en famille d’accueil étaient quatre fois plus susceptibles de prendre fin que ceux qui avaient lieu dans la parenté/communauté. Les auteurs discutent de deux variables de confusion qui pourraient influencer/biaiser cette différence de stabilité : (1) l’âge des enfants; (2) le type de mauvais traitements ayant conduit au placement. Les chercheurs ont examiné les deux biais potentiels et ont déterminé qu’ils n’influençaient pas la stabilité du placement.

Ils ont étudié l’issue du placement afin de s’assurer que la stabilité était une mesure fiable de la réussite dudit placement. Le placement peut prendre fin pour différentes raisons, qu’il ait lieu dans la parenté/communauté ou en famille d’accueil. Même si le placement en famille d’accueil avait beaucoup plus de chances de prendre fin au cours de la période visée par l’étude, il était beaucoup moins susceptible de mener vers une réunification familiale. Les placements dans la parenté/communauté étaient beaucoup plus susceptibles de continuer que les autres placements, et étaient également plus susceptibles de se terminer par un congé réussi chez les parents (un congé est jugé « réussi » lorsqu’un enfant n’a pas été placé à nouveau à l’intérieur de la période d’étude). Les placements dans la parenté/communauté étaient aussi beaucoup moins susceptibles de se terminer par un transfert vers une autre ressource.

Notes méthodologiques: 

Critical questions are raised that examine the relationship and level of commitment toward a child in kinship versus non-kin foster care. The authors question the potential of differential commitment toward the child at the outset of placement to influence stability. Specifically, it is suggested that future consideration be given to the influence of motivation to provide care; kin families typically have an existing relationship with the child, and likely a tendency toward a longer-term commitment. Further, it would be worth considering whether enhanced ‘stability’ translates into improved life outcomes. The authors suggest that the ‘success’ of a placement is not attributed to stability alone, and suggest the possibility that aspects of a stable kin placement may not be in the child’s best interests.