L'écart entre les races en matière de placement varie en fonction du désavantage social

Date de publication: 
01/30/2015
Source: 

Wulczyn, F., Gibbons, R., Snowden, L., & Lery, B. (2013). Poverty, social disadvantage, and the black/white placement gap. Children and Youth Services Review, 35, 65-74.

Revu par: 
Meghan Seto
Résumé: 

Une grande partie de la littérature sur la protection de l’enfance indique que le taux de placement des enfants noirs est plus élevé que celui des enfants blancs. Wulczyn et ses collègues ont cherché à savoir s’il existe une corrélation entre les mesures de la pauvreté et du désavantage social et les variations de l’écart entre Noirs et blancs en ce qui concerne les placements en famille d’accueil à l’échelle du comté. L’étude vise précisément à déterminer si certains comtés ayant un taux de pauvreté supérieur à la moyenne présentent un écart de placement Noirs/Blancs également supérieur à la moyenne.

L’échantillon est composé d’enfants de 822 comtés de 16 États et ne comprend que les enfants pris en charge par la protection de l’enfance pour la première fois avant l’âge de 18 ans en 2000. L’objectif de l’étude est de découvrir si l’écart varie en fonction de la race et des variations macrostructurelles particulières à la pauvreté et au désavantage social.

Les variables dépendantes incluent : les placements d’enfants noirs pour 1000 enfants noirs, les placements d’enfants blancs pour 1000 enfants blancs et l’écart entre ces deux taux (c.-à-d. l’écart entre les placements des Noirs et des Blancs). La principale variable indépendante est la pauvreté au niveau macrostructurel. La première mesure est la proportion d’enfants vivant dans une famille dont les revenus sont inférieurs au seuil de la pauvreté. La deuxième mesure considère la pauvreté sous l’angle du contexte social et des mesures macrostructurelles du désavantage social (p. ex., structure familiale, niveau de scolarité, chômage et logement).

L’échantillon comprend 21 millions d’enfants (nombre total d’enfants vivant dans les comtés identifiés en 2000); 21 % sont noirs. Il y a eu 45 617 prises en charge en protection de l’enfance dont 20 959 concernent des enfants noirs. Dans l’ensemble, le taux de placement des enfants noirs est de 4,56 pour 1000 et celui des enfants blancs est de 1,47 pour 1000. En conséquence, la différence entre les deux taux donne un écart de placement Noirs/Blancs de 3,09 pour 1000 enfants. L’écart est considérablement plus élevé dans les zones urbaines, cependant, le taux de placement est supérieur pour les enfants noirs dans les comtés urbains et plus élevé pour les enfants blancs dans les zones rurales.

Il existe un lien entre les taux supérieurs de pauvreté infantile et les taux de placements inférieurs des enfants noirs. Par exemple, à l’échelon du comté, le taux de placement des enfants noirs diminue alors que le taux de pauvreté des enfants blancs augmente. L’effet de la pauvreté infantile chez les Blancs est plus prononcé, en partie parce que l’importante variation des taux de placement des enfants blancs est comparée à la fourchette relativement étroite des taux de pauvreté des Blancs.

Les résultats suggèrent que lorsqu’on compare les enfants noirs et les enfants blancs, les taux de placement sont plus semblables dans les comtés où le taux de pauvreté des Blancs est plus élevé, en grande partie parce que les taux de placement des Noirs ne varient pas en fonction des mesures de pauvreté et de désavantage social des Noirs.

Notes méthodologiques: 

A multilevel Poisson event count model was used for placement rate disparity. Authors note that although multilevel modeling was utilized in the analysis, individual child level data was not available and thus not included in the study. Another limitation was the inability to differentiate between counties with various indicators of social disadvantage. Moreover, county-specific measures of maltreatment or substantiation were intentionally not included in the analysis, given the theoretical assumption that there is differential treatment between black and white families. The data were limited to a single point in time; therefore the model does not capture changes in the placement gap or social context.