Une étude longitudinale confirme que les enfants précédemment victimisés sont à plus hauts risques de victimisation future

Date de publication: 
10/04/2007
Source: 

Finkelhor, D., Ormrod, R. and Turner, H. (2006). Re-victimization patterns in a national longitudinal sample of children and youth. Child Abuse and Neglect, 31, 479-502.

Revu par: 
Elizabeth Fast
Résumé: 

Un intérêt grandissant anime les chercheurs pour trouver ce qui rend les enfants vulnérables à la re-victimisation, particulièrement la polyvictimisation (quatre incidents ou plus de victimisation en une année). Utilisant les données du Developmental Victimization Survey (DVS), une étude longitudinale conçue pour évaluer un vaste éventail de victimisations infantiles (comme les voies de fait, la victimisation entre pairs et la maltraitance) aux États-Unis, cet article de recherche a analysé un échantillon de 1467 répondants divisé en deux vagues de collecte de données à approximativement un an d’intervalle. Quatre principales questions ont été posées concernant la re-victimisation : (1) Les enfants victimisés une année ont-ils plus de chance de devenir re-victimisés l’année suivante? (2) Un type de victimisation suscite-t-il de la vulnérabilité pour un autre type de victimisation? Les jeunes hautement victimisés en une année sont-ils particulièrement vulnérables à une re-victimisation l’année suivante? (4) Quels sont les facteurs de risque pouvant mener à des conditions de hautes vulnérabilité et de persistance de victimisation, ainsi que des facteurs de résilience qui pourraient permettre aux enfants d’échapper à la victimisation? Il y avait une forte continuité de victimisation lors des deux années, particulièrement pour les poly-victimes qui avaient 5.1 fois plus de chances que les autres victimes d’avoir vécu quatre victimisations ou plus lors de la deuxième année. Les enfants qui avaient été victimes lors de la première année de l’étude avaient également 2 à 7 fois plus de chances d’être victimes d’un différent type d’acte lors de la deuxième année (par exemple, le fait d’être victime d’un crime contre les biens une année menait à de plus hauts risques de victimisation sexuelle l’année suivante). Le fait de vivre dans une famille dangereuse (violence conjugale ou mauvais traitements récents) ou de déménager dans un moins bon voisinage ont été considérés comme des facteurs de risque pour des jeunes hautement victimisés, alors que le fait d’avoir plus de bons amis ou de frères et soeurs plus âgés étaient considérés comme des facteurs médiateurs. Les suggestions de recherche concernent les effets médiateurs des relations avec les pairs et les raisons spécifiques pouvant mener à des niveaux plus faibles de victimisation (une mise en valeur générale de l’estime de soi ou une protection active contre les offenseurs).

Notes méthodologiques: 

This was an extensive research study with a large baseline sample (N=2030) and a fairly high rate of response (72.3%) in the second wave. Telephone interviewing is a cost-effective methodology and demonstrated as comparable in reliability and validity to in-person interviews, even on sensitive topics. Nevertheless, because this study does not guarantee confidentiality (disclosures of child maltreatment and dangerous families situations are reported to the appropriate authorities), certain categories of victimization would no doubt go underreported by parents. Similarly, the authors made every effort to speak privately to 10-17 year old children by making arrangements to speak to them when parents were not at home or on pay phones. However, child victims of maltreatment are more likely to disclose abuse to a trusted person than a stranger on the telephone during a one time interview, which may also represent some under-reporting for the categories of maltreatment and dangerous family situations.