37ème édition (Janvier 2014)

Date de publication: 
01/25/2014

Collin-Vézina, D., Coleman, K., Milne, L., Sell, J., & Daigneault, I. (2011). Trauma Experiences, Maltreatment-Related Impairments, and Resilience Among Child Welfare Youth in Residential Care. International Journal of Mental Health and Addiction, 9(5), 577-589.

La présente étude porte sur les expériences d’événements traumatisants, les séquelles qui y sont liées et les caractéristiques de la résilience chez un échantillon de jeunes canadiens vivant en établissement de soins pour bénéficiaires internes. De plus, les auteurs explorent la relation entre le genre et le traumatisme.

Les chercheurs ont constitué un échantillon de commodité (n=53) composé de jeunes âgés de 14 à 17 ans à partir de six établissements de protection de la jeunesse offrant des soins aux bénéficiaires internes aux fins de participation à l’étude. Les mesures des traumatismes, les symptômes des traumatismes et la résilience des jeunes révèlent des taux élevés de maltraitance et de négligence. Les filles étaient plus susceptibles de déclarer avoir subi de la violence sexuelle et de manifester des préoccupations d’ordre sexuel, de souffrir de stress post-traumatique et de présenter des symptômes de dissociation que les garçons.

De multiples formes de traumatismes ont été liées à des degrés supérieurs de dépression, de colère, de stress post-traumatique et de dissociation, ainsi qu’à des caractéristiques individuelles, relationnelles et communautaires inférieures en matière de résilience.

 

Fuller-Thomson, E., & Sawyer, J. (2012). Is the cluster risk model of parental adversities better than the cumulative risk model as an indicator of childhood physical abuse?: Findings from two representative community surveys. Child: Care, Health and Development

Les stratégies de dépistage des enfants à risque de violence physique (ERVP) pendant l’enfance doivent être améliorées afin de mieux identifier les enfants concernés. La présente étude compare les indicateurs regroupés (le type de facteurs de risques est fondamental) et cumulatifs des modèles de risques (c.-à-d. divorce des parents, chômage parental, toxicomanie). Les données sont tirées de l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) effectuée par Statistique Canada (1994 – 1995) et de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) 3.1 (2005). Les participants âgés de 18 ans et plus ont répondu à des questions sur leurs expériences pendant l’enfance.

La prévalence des ERVP chez les répondants de l’ESCC qui n’ont déclaré aucun des trois indicateurs de risques sélectionnés est de 3,4 % et est également de 3,4 % chez les répondants de l’ENSP ne présentant pas de risques. La prévalence des ERVP dont les parents ont divorcé est de 8,3 % (ESCC) et de 10,7 % (ENSP); pour les répondants ayant eu des parents chômeurs uniquement, la prévalence est de 8,9 % et 9,7 % respectivement; et pour ceux qui ont été exposés à la toxicomanie de leurs parents uniquement, la prévalence des ERVP atteint 18 % (ESCC) et 19,5 % (ENSP). La présence des trois indicateurs de risques augmente la prévalence d’ERVP à 36 % et 41 %.

Les auteurs concluent que le modèle cumulatif est plus indiqué en tant qu’outil de dépistage utilisé au cours d’une première étape pour détecter les ERVP. Les médecins sont encouragés à s’informer sur la toxicomanie, le chômage et le divorce des parents plutôt que d’évaluer uniquement les blessures physiques et celles qui sont liées au traumatisme associé à la violence afin de mieux comprendre la possibilité de violence physique envers l’enfant.

 

Naicker, K., Mickham, M., & Colman, I. (2012). Timing of first exposure to maternal depression and adolescent emotional disorder in a National Canadian cohort. PLoS ONE, 7(3), 1-6.

La dépression maternelle est un facteur de risque de psychopathologie pendant l’enfance. Dans le présent article, les auteurs se demandent si l’exposition initiale à la dépression maternelle sur les troubles émotionnels apparaissant plus tard à l’adolescence a une influence différente selon le moment où elle a lieu. Les chercheurs ont analysé des données (n=937) provenant de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ), une étude longitudinale effectuée par Statistique Canada en 1994-1995 afin d’évaluer la santé et le développement des enfants. Les analyses ont porté sur les caractéristiques des adolescents (c’est-à-dire le sexe, les problèmes de santé chroniques, les situations stressantes de la vie, le faible statut socio-économique du ménage) et de la mère (c’est-à-dire la situation de famille, les problèmes de santé chroniques, la consommation élevée d’alcool, le soutien social, le fait d’avoir connu plus d’un épisode dépressif, l’état dépressif au moment de l’enquête) afin de découvrir si elles influençaient significativement la probabilité qu’un adolescent souffre d’un trouble émotionnel à l’âge de12 à 13 ans. Les résultats suggèrent qu’il y a une période critique concernant la première exposition à la dépression maternelle. Plus particulièrement, les enfants qui ont été exposés à la dépression maternelle pour la première fois lorsqu’ils étaient âgés de deux à cinq ans étaient beaucoup plus susceptibles que leurs pairs non exposés de manifester des symptômes de dépression et d’anxiété à l’adolescence.