38ème édition (Février 2014)

Date de publication: 
02/24/2014

Flynn, R. J., Marquis, R. A., Paquet, M-P., Peeke, L. M., & Aubry, T. D. (2012). Effects of individual direct-instruction tutoring on foster children’s academic skills: A randomized trial. Children and Youth Services Review, 34, 1183-1189.

Dans cette étude, les chercheurs ont émis l’hypothèse que les enfants placés en famille d’accueil et exposés à du tutorat individuel fourni par leurs parents d’accueil auraient des résultats considérablement supérieurs en lecture, orthographe et mathématiques à ceux de leurs pairs placés sur une liste d’attente pour recevoir l’intervention. Un total de 77 enfants âgés de 6 à 13 ans provenant de 9 organismes de protection de l’enfance a été réparti au hasard dans le groupe d’intervention ou dans celui de la liste d’attente. Le tutorat consistait en une intervention individuelle de trois heures par semaine et comprenant deux heures d’enseignement individuel en lecture données par les parents d’accueil, 30 minutes pendant lesquelles l’enfant lisait à haute voix et 30 minutes d’enseignement progressif auto rythmé avec un CD-ROM de mathématiques. Les scores des enfants en lecture, en orthographe et en mathématiques ont été vérifiés avant et après la période d’intervention de 30 semaines. Les résultats indiquent que le groupe d’intervention a eu des notes considérablement meilleures en compréhension des phrases et en calcul que celles des enfants placés sur la liste d’attente. Les chercheurs n’ont pas trouvé d’effet important sur les scores relatifs à la lecture des mots, sur les résultats combinés en lecture ni sur les scores en orthographe.

 

Perry, G., Daly, M., & Kotler, J. (2012). Placement stability in kinship and non-kin foster care: A Canadian study. Children and Youth Services Review, 34, 460-465.

La présente étude compare la stabilité des placements dans la parenté et dans des familles d’accueil autres, effectués par un organisme de protection de l’enfance de l’Ontario. Les chercheurs ont analysé les données administratives concernant les enfants retirés à leurs parents entre 2008 et 2010. L’échantillon total comprenait 880 familles d’accueil et 389 familles ayant un lien de parenté avec l’enfant. Les résultats indiquent que dans les six mois suivant le placement, en moyenne, les placements dans la parenté étaient significativement plus susceptibles de durer 30 jours de plus que ceux effectués ailleurs que dans la parenté. Même si la plupart des placements en famille d’accueil autre étaient plus susceptibles de durer moins longtemps que ceux dans la parenté, les enfants placés dans la parenté étaient plus susceptibles de retourner chez leurs parents que ceux placés en famille d’accueil autre. De plus, les enfants placés en famille d’accueil autre et qui sont retournés chez leurs parents étaient significativement plus susceptibles de se retrouver placés de nouveau que leurs pairs placés chez un membre de la parenté. La stabilité des soins offerts par la parenté persistait même quand on tenait compte de l’âge et du type de maltraitance de l’enfant.

 

Rhodes, A. E., M. H. Boyle, et al. (2012). Child maltreatment and onset of emergency department presentations for suicide-related behaviors. Child Abuse and Neglect, 36(6), 542-551.

La présente étude examine les taux de première visite à l’urgence pour des comportements liés au suicide (CLS). Les taux de visite des jeunes pris en charge de façon permanente par un organisme de protection de l’enfance ont été comparés à ceux de leurs pairs qui habitent chez leurs donneurs de soins d’origine. L’échantillon est constitué d’une cohorte représentative de la population composée de jeunes de 12 à 17 ans vivant en Ontario. Pour évaluer les visites à l’urgence pour les comportements liés au suicide, les chercheurs ont fait le lien entre les jeunes placés de façon permanente (n=4683) et leurs pairs vivant avec leurs donneurs de soins d’origine (n=1 034 546) et les dossiers de santé. Les résultats de cette étude rétrospective indiquent que les jeunes pris en charge par un organisme de protection de l’enfance sont cinq fois plus susceptibles de se présenter avec des comportements liés au suicide à l’urgence que les jeunes vivant avec leurs donneurs de soins d’origine. Les auteurs suggèrent de mener d’autres recherches dans le domaine de la prévention de la maltraitance envers les enfants, de la récurrence de la maltraitance et de la promotion de la résilience après la découverte de la maltraitance. De plus, la collaboration nécessaire entre les services de protection de l’enfance et les services de santé mentale représente une occasion d’intervenir.