45ème édition (Octobre 2017)

Date de publication: 
10/31/2017

Afifi, T. O., Taillieu, T., Zamorski, M. A., Turner, S., Cheung, K., & Sareen, J. (2016). Association of child abuse exposure with suicidal ideation, suicide plans, and suicide attempts in military personnel and the general population in Canada. JAMA Psychiatry, 73(3), 229-238. 

La présente étude porte sur les résultats liés au suicide dans les Forces armées canadiennes (FAC), y compris le personnel de la force de réserve de l’Afghanistan (FRA) et la population générale du Canada (PGC). Les données de l’Enquête sur la santé mentale dans les Forces canadiennes de 2013 (ESMFC) et de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – santé mentale de 2012 (ESCC-SM) ont été utilisées pour examiner l’association entre les idées suicidaires, les plans et les tentatives de suicide ainsi que les mauvais traitements subis pendant l’enfance (exposition à la violence conjugale, violence sexuelle et violence physique). Les deux enquêtes portent sur un total combiné de 24 142 personnes âgées de 18 à 60 ans qui ont fourni des informations sur leur santé mentale et qui ont rapporté leurs expériences de maltraitance pendant l’enfance. Les résultats indiquent que la proportion de personnes exposées aux mauvais traitements pendant l’enfance était plus élevée parmi les militaires : PGC (33 %), FAC (48 %) et FRA (49 %). Toutes les formes de maltraitance pendant l’enfance étaient liées à l’augmentation des risques d’idées suicidaires, de plans et de tentatives de suicide dans la PGC (RCC = 3 à 7,7) et FAC (RCC = 1,7 à 6,3). Les répondants qui ont signalé des antécédents de mauvais traitements et qui ont vécu des traumatismes liés à leur déploiement présentaient des risques plus élevés d’idées et de plans suicidaires au cours de l’année écoulée que ceux qui n’avaient subi que des traumatismes liés au déploiement. Enfin, l’interaction entre l’exposition à la violence pendant l’enfance et les traumatismes liés au déploiement n’était pas significative.

Black, T., Saini, M., Fallon, B., Deljavan, S., Theoduloz, R., & Wall, M. (2016). The intersection of child custody disputes and child protection investigations: secondary data analysis of the Canadian Incidence Study of Reported Child Abuse and Neglect (CIS-2008). International Journal of Child and Adolescent Resilience, 4(1), 143-157.

Les conflits parentaux se sont révélés être une variable prédictive importante de l’inadaptation des enfants après la séparation. La présente étude porte sur les caractéristiques des conflits liés à la garde des enfants qui sont associés à des enquêtes effectuées par les services de protection de l’enfance à partir des données de l’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants en 2008 (ÉCI-2008).  Les chercheurs ont cherché à savoir si les enquêtes comprenant une note au dossier concernant des conflits relatifs à la garde des enfants diffèrent des enquêtes sur des dossiers où de tels conflits sont absents.

Sur environ 235 842 enquêtes sur la protection de l’enfance au Canada en 2008, on estime que 29 218 d’entre elles comprenaient une note au dossier concernant les conflits relatifs à la garde des enfants. Environ 23 % des enquêtes sur les conflits liés à la garde impliquaient des allégations de négligence, 20,3 % concernaient l’exposition à la violence conjugale, 16,7 % portaient sur des allégations de violence physique, 9,7 % sur la maltraitance psychologique et 5,3 % sur des allégations de sévices sexuels. Les enquêtes comportant une note sur les conflits relatifs à la garde sont significativement différentes des enquêtes sur des cas sans conflits entourant la garde. Par exemple, les enquêtes impliquant des conflits relatifs à la garde étaient plus susceptibles de comprendre des enquêtes pour maltraitance psychologique (9 % contre 6 %), d’impliquer un signalement avec intention de nuire (25 % contre 12 %), un donneur de soins ayant un problème de toxicomanie (drogues ou solvants) (17 % contre 13 %) ou des problèmes de santé mentale (27 % contre 20 %). Les auteurs notent le chevauchement important entre les conflits relatifs à la garde et l’exposition à la violence conjugale. Les enquêtes portant sur des conflits relatifs à la garde étaient nettement moins susceptibles de se traduire par un placement ou par un dossier qui restait ouvert parce que des services de protection de l’enfance étaient offerts que celles n’impliquant pas de conflits relatifs à la garde, même lorsque les chercheurs tenaient compte des facteurs de risques liés aux enfants, au ménage et aux mauvais traitements. Cela pourrait signifier que les services de protection de l’enfance ferment prématurément les dossiers impliquant des problèmes de garde d’enfants.