The contribution of childhood emotional abuse to teen dating violence among child protective services-involved youth

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Child Abuse & Neglect, Volume 33, Issue 1, pp. 45-58.

Wekerle, Christine
Leung, Eman
Wall, Anne-Marie
MacMillan, Harriet
Boyle, Michael
Trocme, Nico
Waechter, Randall

Article de journaux
Recherche canadienne en PE
ISBN / ISSN / DOI
10.1016/j.chiabu.2008.12.006

Les services de protection de l'enfance ne tiennent peut-être pas suffisamment compte de la violence psychologique lorsqu'elle a lieu en même temps que d'autres formes de maltraitance pendant l'enfance. Les enfants maltraités courent des risques accrus d'établir des relations mésadaptées comme de vivre de la violence dans leurs fréquentations amoureuses à l'adolescence. L'objectif de cette étude était de savoir si la violence psychologique pendant l'enfance, lorsqu'étudiée en même temps que d'autres formes de maltraitance, contribue uniquement à la violence dans les fréquentations amoureuses à l'adolescence et si les symptômes de traumatisme peuvent avoir une influence (p. ex., le TSPT).

Une liste aléatoire de plus de 1500 jeunes a été constituée par trois agences urbaines de protection de l'enfance; cependant, seulement 640 d'entre eux remplissaient les conditions requises pour l'étude et plusieurs centaines ont choisi de ne pas y participer. L'échantillon comprenait 402 jeunes de 14 à 17 ans pris en charge. Ces jeunes se sont prononcés sur la maltraitance pendant toute la vie, la symptomatologie du TSPT et les fréquentations antérieures.

Les résultats indiquent que les jeunes pris en charge sont plus susceptibles d'avoir des fréquentations amoureuses violentes; plus de la moitié des filles et presque la moitié des garçons qui vivaient une relation amoureuse ont déclaré avoir commis ou subi des actes de violence. Les chercheurs ont découvert que la violence psychologique permettait de prédire uniquement et de façon significative les symptômes de traumatisme et la violence dans les fréquentations amoureuses après contrôle statistique de l'appartenance ethnique, du statut socio-économique, du temps pendant lequel le jeune reçoit des services et des autres formes de maltraitance. Dans le modèle définitif, les chercheurs ont découvert que les symptômes de traumatisme modifiaient l'effet de la violence psychologique sur la violence dans les fréquentations amoureuses (c.-à-d. que la violence psychologique ne permettait plus de prédire la violence dans les fréquentations amoureuses lorsqu'on ajoutait le traumatisme au modèle). Le modèle des résultats était différent selon le sexe : il permettait de prédire la perpétration de la violence dans les fréquentations amoureuses chez les garçons et la victimisation due à la violence chez les filles.

Les interventions de protection de l'enfance destinées aux jeunes devraient évaluer et aborder la maltraitance psychologique et la violence dans les fréquentations amoureuse. Le fait de s'occuper des expériences de violence psychologique, surtout de la symptomatologie du TSPT, peut avoir un effet préventif. Les jeunes ont besoin d'être soutenus dans les discussions sur la violence dans les fréquentations amoureuses et dans la résolution saine de problèmes. Les jeunes qui sont en tutelle étaient sur représentés dans cette étude. Par ailleurs, les résultats ne peuvent pas être généralisés aux jeunes qui sont placés pendant moins de temps ou à ceux qui ne sont pas placés à l'extérieur du domicile.

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