Current Practices and Barriers to the Provision of Post-Placement Support: A Pilot Study from Toronto, Ontario, Canada

Article de journaux
Recherche canadienne en PE
Auteurs

McKay, Katherine
Ross, Lori E.

Source
British Journal of Social Work, Volume 41, Issue 1, pp. 57–73.
Résumé

Cette étude pilote exploratoire porte sur les pratiques et les obstacles actuels à la fourniture de services de soutien après le placement pour les parents adoptifs de Toronto en Ontario. Le point de vue adopté est celui des intervenants chargés des adoptions. Des groupes de discussions comprenant ces intervenants ont eu lieu dans deux agences de protection de l’enfance à Toronto. Les intervenants ont été recrutés par l’entremise d’une circulaire électronique. L’échantillon constitué comprenait 18 intervenants qui ont participé à un ou deux groupes de discussion semi-structurée. Les chercheurs ont enregistré et transcrit les propos tenus et ont analysé les données selon une méthode phénoménologique descriptive.

Selon les intervenants, les parents adoptifs étaient mal préparés au stress qui accompagne les exigences parentales, peut-être en partie à cause de la soudaineté et de la nature imprévisible de la transition vers la condition de parent adoptif. Une des principales difficultés rencontrées en matière de soutien relatif à ce type de stress était la réticence des parents à révéler les difficultés auxquelles ils faisaient face pendant la période suivant le placement. Même lorsque les parents reconnaissaient leur besoin de soutien, les intervenants trouvaient qu’il y avait des obstacles supplémentaires comme la non-disponibilité de ressources appropriées en matière de service social. Les intervenants ont également déterminé de nombreuses difficultés inhérentes au processus systémique au sein du système de protection de l’enfance, y compris leur incapacité à soutenir les parents après le placement à cause d’exigences liées à d’autres tâches et la surveillance des parents au cours des premiers mois suivant le placement. Dans l’ensemble, les intervenants ont clairement formulé leur désir de jouer un rôle dans le bien-être des familles à long terme ainsi qu’une connaissance des difficultés éprouvées par les familles six mois après le placement, particulièrement lorsque leur participation officielle auprès d’elles prend fin. L’absence de soutien financier de la part des agences de protection de l’enfance six mois après le placement est problématique, surtout compte tenu de l’absence de soutien financier public et de services d’adaptation ciblant les parents adoptifs à Toronto.

ISBN / ISSN / DOI
1468-263X